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«la dernière marche»

Chronique d'une fabrication


Chapitre 6 et dernier   - mai 2016

Le retour de Louise-Yvonne


Louise-Yvonne, souvenez-vous, c'est le prénom de notre contrebasse. Et si nous évoquons son retour, c'est que, depuis le chapitre précédent, elle est passée sur le billard du docteur Charton pour y subir une lourde opération consistant à se faire scier le manche pour le rendre amovible et accessoirement se faire poser une pique réglable au pied (voir le prologue).


A suivre, une démonstration, par son papa(!) luthier Alexis Péan, du démontage et du remontage de la grand-mère.

Une grand-mère réglable et démontable...


Pour enlever le manche, on commence par soulever le cordier pour détendre les cordes et on dépose le chevalet qui n'est plus maintenu.


Puis on tourne la molette située sous la touche, à la base du manche, jusqu'à ce que celui-ci se détache. Et hop! voilà la contrebasse, raccourcie, beaucoup plus facile à caser sur le vélo !
A noter que la molette permet aussi de varier l'inclinaison du manche et donc, par trigonométrie élémentaire, de régler la distance entre les cordes et la touche.

...et, heureusement, remontable.

La remise en place n'est guère plus complexe...



On repositionne le manche sur les ergots et on visse la molette. L’attache cordier est repassé autour de la pique et le chevalet reprend sa place. Enfin, on retend les cordes en remettant le cordier tenseur en place.

Et maintenant, elle sonne !

à suivre...